Souvenir de l'amer 20 décembre 1980

Publié le par Semeuse

Parfois rien n'est plus laid qu'une femme.
Aujourd'hui l'écume s'en allait par paquets, se disloquait sur la plage.
Aujourd'hui encore l'écume gagnait sur la pollution.
Aucune femme n'est vraiment belle, il suffit de regarder la mer pour le savoir,
La mer ne pose jamais de questions et dépose
Doucement un corps sur la plage
Se disloquant sur la plage
La mer qui ne dit rien...

Le jour où parler sera plus facile qu'embrasser...

Les vagues d'aujourd'hui se sont retournées
Plusieurs fois sur elles mêmes
Les marécages ont envahi les dunes
Et ma main se dresse seule comme un arbre

La lune craquelée sourit comme navrée
Ma bouche s'est entrouverte sur son passage
Il m'a suffit de regarder la mer pour savoir
Que parfois rien n'est plus laid qu'une femme.

Ce n'est pas dans une femme que l'on peut se noyer.

La mer était si forte aujourd'hui
Que mon corps a roulé doucement sur le sable
Sans poser de questions.

Puis j'ai perdu ma trace dans la dune.
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Publié dans Peau aime

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A
Il y a des femmes qui ne disent rien. Elle se cherchent, mais ça prend du temps.
Répondre
S
<br /> Il faut toute une vie.<br /> <br /> <br />
C
le jour ou parler sera plus facile qu'embrasser...j'adore...mais sur la mouvance d'une femme on peut se noyer...belle journée sucrée...
Répondre
S
<br /> Peut-être toi... Mortenson, des hommes sensibles, prenez donc vos gilets de sauvetage !! De mon côté, je vois plutôt des femmes qui coulent tout au fond. Je déteste ça. On ne peut rien faire.<br /> <br /> <br />