Après le déluge
Parce que les élites bien pensantes
Bourrées jusqu'à la glotte de leur orgeuil dérisoire
Laisseront se noyer jusqu'à la dernière baleine
Dégusteront en brochettes jusqu'au dernier thon
Parce que depuis tout ce temps trop long trop lent
Les scientifiques se grattent la tête en regardant fondre nos esquimaus
Les pauvres gens se la tapent contre des murs de plus en plus hauts
Parce qu'on arrache les platanes pour ne plus se cogner dedans
Au lieu de les regarder pousser et de s'émerveiller
Sur le bord des routes qui montent vers les hôtels de luxe
Des gens attendent avec des battes de base ball
Et se battent pour un seau d'eau
Qu'ils vendent contre un rein
Celui de leur gamin, eux n'en ont plus qu'un depuis longtemps
Bientôt ils vendront leurs bras
Ca s'est déjà fait
Mais cette fois ce seront des vrais bras bien empaquetés
Dans des plastiques aseptisés
Parce que le dégoût monte en moi
Chaque fois quand j'ai l'impression que tout va bien
Que tout se tient alors que ça s'écroule
Sans arrêt depuis la nuit des temps
Parce que le bonheur est un léviathan caché sous la banquise
Dont l'horreur me glace.
Demain nous serons trop loin.
Bourrées jusqu'à la glotte de leur orgeuil dérisoire
Laisseront se noyer jusqu'à la dernière baleine
Dégusteront en brochettes jusqu'au dernier thon
Parce que depuis tout ce temps trop long trop lent
Les scientifiques se grattent la tête en regardant fondre nos esquimaus
Les pauvres gens se la tapent contre des murs de plus en plus hauts
Parce qu'on arrache les platanes pour ne plus se cogner dedans
Au lieu de les regarder pousser et de s'émerveiller
Sur le bord des routes qui montent vers les hôtels de luxe
Des gens attendent avec des battes de base ball
Et se battent pour un seau d'eau
Qu'ils vendent contre un rein
Celui de leur gamin, eux n'en ont plus qu'un depuis longtemps
Bientôt ils vendront leurs bras
Ca s'est déjà fait
Mais cette fois ce seront des vrais bras bien empaquetés
Dans des plastiques aseptisés
Parce que le dégoût monte en moi
Chaque fois quand j'ai l'impression que tout va bien
Que tout se tient alors que ça s'écroule
Sans arrêt depuis la nuit des temps
Parce que le bonheur est un léviathan caché sous la banquise
Dont l'horreur me glace.
Demain nous serons trop loin.
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